Nogent : rebooster les commerces des Gauchetières
Le projet est ambitieux. Et à la fois compliqué. Revitaliser le centre commercial des Gauchetières à Nogent-le-Rotrou. Le poumon du....

Le centre commercial, qui date des années 60, est aujourd'hui vétuste.
Le projet est ambitieux. Et à la fois compliqué. Revitaliser le centre commercial des Gauchetières à Nogent-le-Rotrou. Le poumon du quartier. Il date des années 60-70. Et n’a jamais connu de ‘coup de fraîcheur’. Seul aménagement : un parking de quarante places réalisé par la municipalité.
Lors du dernier conseil municipal, Annie Sevin, adjointe chargée du commerce, a donc proposé au vote, la signature d’une convention entre la ville et Epareca (Etablissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux).
Laquelle consiste à cofinancer une mission d’étude et d’expertise juridique et foncière aux Gauchetières.
Un tiers¬
des Nogentais
« Assez fréquemment, les élus sont interpellés par ses habitants, qui leur font part de l’état dégradé du centre commercial », a introduit l’adjointe.
Avant de rappeler les points forts du quartier : « un tiers de la population nogentaise y vit. Les associations y sont très actives et efficaces. Mais les citoyens sont désavantagés car les commerces ferment. »
Il faut dire que les lieux sont vétustes. Le centre, composé de quinze boutiques dont cinq vacantes présente une structure metallique, vieillissante et dégradée. Les peintures délabrées. Pire, des problèmes d’hygiène et de sécurité se multiplient, notamment en sous-sol.
Mais le premier édile François Huwart, de compléter : « c’est un dossier complexe parce qu’il s’agit de réhabiliter le centre sur le même site, et non à côté. Donc des travaux par tranches. Si nous avons demandé à Epareca d’intervenir, c’est que nous sommes conscients que c’est le moment ou jamais de le faire car il y a des mouvements sur l’agglomération. » Le maire évoque là le déménagement prochain de la grande surface Intermarché.
26 300 euros
De plus, s’agissant d’une copropriété de vingt-cinq propriétaires, avec les sept logements situés au-dessus, la ville n’a aucun pouvoir décisionnaire. L’opérateur public Epareca, lui, a la possibilité d’intervenir, en tant que promoteur, investisseur, et même exploitant de centres commerciaux de proximité. Son but : accompagner les collectivités locales dans la reconquête de leurs zones commerciales de proximité. Un but qui passe par le règlement d’une étude estimée à près de 26 300 euros TTC, financés à 50 % par celle-ci et Nogent.
Carine Robinault